Ô carillon
par Jules Bruyères
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Ô Carillon, je te revois encore
Non plus, hélas, comme en ces jours bénis
Où dans tes murs la trompette sonore
Pour te sauver nous avait réunis,
Je viens à toi quand mon âme succombe
Et sent déjà son courage faiblir
Oui, près de toi, venant chercher ma tombe
Pour mon drapeau, je viens ici mourir
Mes compagnons, d´une vaine espérance
Berçant encore leurs cœurs toujours français
Les yeux tournés du côté de la France
Diront souvent "Reviendront-ils jamais?"
L´illusion consolera leur vie
Moi, sans espoir, quand mes jours vont finir
Et sans attendre une parole amie
Pour mon drapeau, je viens ici mourir
Cet étendard qu´au grand jour de bataille,
Noble Montcalm, tu plaças dans ma main
Cet étendard qu´aux portes de Versailles
Naguère, hélas, je déployais en vain
Je le remets au champ où de ta gloire
Vivra toujours l´immortel souvenir
Et dans la tombe, emportant ta mémoire
Pour mon drapeau, je viens ici mourir
Ils sont heureux ceux qui, dans la mêlée,
Près de Lévis moururent en soldats
En expirant, leur âme consolée
Voyait la gloire adoucir leur trépas
Vous qui dormez dans votre froide bière
Vous que j´implore à mon dernier soupir
Réveillez-vous! Apportant ma bannière
Sur vos tombeaux, je viens ici mourir
Non plus, hélas, comme en ces jours bénis
Où dans tes murs la trompette sonore
Pour te sauver nous avait réunis,
Je viens à toi quand mon âme succombe
Et sent déjà son courage faiblir
Oui, près de toi, venant chercher ma tombe
Pour mon drapeau, je viens ici mourir
Mes compagnons, d´une vaine espérance
Berçant encore leurs cœurs toujours français
Les yeux tournés du côté de la France
Diront souvent "Reviendront-ils jamais?"
L´illusion consolera leur vie
Moi, sans espoir, quand mes jours vont finir
Et sans attendre une parole amie
Pour mon drapeau, je viens ici mourir
Cet étendard qu´au grand jour de bataille,
Noble Montcalm, tu plaças dans ma main
Cet étendard qu´aux portes de Versailles
Naguère, hélas, je déployais en vain
Je le remets au champ où de ta gloire
Vivra toujours l´immortel souvenir
Et dans la tombe, emportant ta mémoire
Pour mon drapeau, je viens ici mourir
Ils sont heureux ceux qui, dans la mêlée,
Près de Lévis moururent en soldats
En expirant, leur âme consolée
Voyait la gloire adoucir leur trépas
Vous qui dormez dans votre froide bière
Vous que j´implore à mon dernier soupir
Réveillez-vous! Apportant ma bannière
Sur vos tombeaux, je viens ici mourir
